"Vivons moitié pour nous-même, moitié pour les autres"

Les contextualisations de la Montante

La pédagogie de la Montante dans la logique ibérique me paraît vraiment intéressante au regard d'autres traditions. Non pas que les autres soient inférieures en valeur, mais il y est présenté ici des références à des situations autres que le seul "duel". 


Même si ce sont uniquement des "enchainements dans le vide " - apparemment -, les situations, elles, ne sont pas dans le vide, car elles présentent le contexte d'application. 


En ce sens, elles peuvent être plus proches d'un "combat réel" que des enchainements d'autres traditions qui s'apparentent à du contexte "de salle" ou de "proto-compétitions". 

Et, même si cela s'apparente à du travail "solo", à mon sens, leur valeur s se révèle, quand on reconstruit la gestuelle avec l'intention adverse qui va avec. Donc, le sens est de travailler ces Règles, face a d'autres joueurs, animés d'une intention en lien avec celle définié, suggérée ou exposée dans la Règle considérée... et voir ce que celle-ci nous apprend dans le feu de l'action. 

Bien évidemment, il apparait évident de travailler avec des simulateurs proches de la Montante de l'époque, mais vu le poids de celle-ci, et pour augmenter la "pression subie" - qui, seule, je pense fait émerger la "leçon réelle" - travailler avec des simulateurs plus légers pour aller à la touche... 

Personnellement, des bâtons en mousse MAIS de la dimension requise... Il faut juste rester vigilant à la cohérence mouvement/vitesse, donc, rélaiser de fréquents aller-retour entre la version légère et la version lourde du simulateur. 


Donã Isabella... toujours OK pour contextualiser !
- photo : London longsword Academy-


En bonus, je vous remets le tableau contextuel du [ Fracas des Lames ] présentant les situations de référence pour les Règles selon les différents systèmes (Paredes, Godinho, etc...)


Pourtant, les système ibériques ne sont peut-être pas les seuls à valoriser ce système. 

Sur le site [ Nimico.org ] j'ai eu la surprise de voir qu'Alfredo Alfieri, "Maitre d’armes de l’illustre académie Delia de Padoue.", démontre en 1653, des situations similaires...et pourtant, il est Italien, non ? 


Plagiat ? Transfert de connaissances ? ... 

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