"EN GARDE !" constitue les ateliers "historiques" de Synthèsis, proposés par Emile Boudacier. 

Au sein de ces ateliers nous enseignons, à la demande - mêlés ou pas au sein de chaque Atelier - : 

  • escrime(s) : pointe / contrepointe / ambidextre
  • canne et baton(s)
  • couteau
  • savate/pugilisme
  • armes d'hast : à base "baïonnette"




Le contenu d'une séance dépend du souhait de ou des élèves présents, vu à l'avance avec eux lors de la prise de contact préalable si l'élève est tout nouveau - ou en fonction de ce qu'ils aiment travailler et que j'ai repéré et dont nous avons discuté au fil des séances si ce sont des élèves réguliers.

Mais, à chaque fois, nous débutons par de l'escrime de contrepointe, qui constitue le fondamental et le fondement technique global... et se transfère à tout le reste des matières étudiées.

La technicité proposée peut être extraite de divers traités, de diverses époques - dans une fourchette temporelle de trois siècles, 1650-1950 -  car la particularité des AMF est que les principes, tous fondés sur l'escrime française, sont similaires d'une méthode à une autre, d'un traité à l'autre.
Les techniques illustrent et font toutes travailler ces principes que nous dirions intemporels


Je ne propose donc pas d'étude de traité en particulier (à la différence de la logique des AMHE) mais une digestion de ces traités et une recompilation de ceux-ci, selon les thèmes de leçon du jour.

Selon le.s thème.s choisi.s, nous "piocherons", sans vergogne, dans l'un, l'autres ou plusieurs de ces textes... voire expérimenterons des surprises issues de l'expérience - variée - d'Emile. 

J'assume cette particularité et cette logique d'étude qui repose sur des années d'études et de travail personnels sur un gros corpus de traités de diverses matières internes aux AMF. 

La plupart du temps les séances se font en petit groupe, voire en leçon individuelle.
Je me suis aperçu, au fil du temps, que c'est la façon de faire la plus efficace.

La méthodologie est celle d'un précepteur donnant une leçon différenciée à chaque élève, en fonction de ce qu'il est, vient chercher, est capable de comprendre et faire. 

C'est aussi la manière que je préfère maintenant
Auparavant, enseigner à un "grand groupe" me faisait triper - valorisait mon ego, sans doute -, maintenant je préfère le plaisir du contact et de l'enseignement individuel et personnalisé.
  

"EN GARDE !" c'est aussi un état d'esprit...

Celui des anciens maitres d'armes qui enseignaient comment défendre sa vie et son honneur.
Celui de l'élève qui comprend qu'il apprend non pas un sport, mais un art martial composite, formé d'une polytechnie transversale reliée.
Une logique non-sportive, non-compétitive... mais physique et combative.

Chaque geste enseigné se valide par le bénéfice qu'il apporte :
Bénéfice physique, par une augmentation des capacités, mais aussi bénéfice martial : chaque geste se veut héritier des techniques incapacitantes que nous ont léguée nos anciens.
Si un geste n'a pas de finalité incapacitante, il n'est pas enseigné.

Ceci oblige l'élève à se responsabiliser, à comprendre qu'il n'apprend pas à jouer, mais qu'il se forge pour un combat - improbable - dans l'esprit létal des siècles passés ou du duel d'honneur.   
Une logique que je dirais chevaleresque.

L'assaut existe dans la Méthode, comme test aménagé - par des conventions multiples et changeantes - permettant de travailler spécifiquement telles ou telles compétences.
Mais sans le prendre comme la référence absolue ni le but ultime du travail.
L'assaut est un outil au même titre que l'enchainement stéréotypé. 

A la suite de la lecture de tout ce qui précède, l'on comprend que EN GARDE ! est une vision et une pratique issue du passé - et revendiquée commet telle - , voire obsolète, une aberration au sens sportif 2026, car coupée de toute utilité pratique immédiate socialement acceptable dans l'état d'esprit actuel

Un anachronisme assumé. 
Mais qui correspond à l'Esprit, la Lettre et le Verbe des Arts Martiaux Français. 

Emile Boudacier